SUZANNE LOUBIER

 

Le bien-être se manifeste le plus souvent au terme d’un travail instinctif qui nous permet de reconnaître la sensation de félicité. J’aime peindre et je suis heureuse quand je peins. La peinture est une fenêtre d’où me vient l’air frais de la vie et l’enthousiasme d’assumer les choses de l’ordinaire et les devoirs  du quotidien.

Si je n’éprouve pas un réel chagrin d’avoir abandonné les crayons de couleurs de mon enfance, une période initiatrice qui annonçait bien, j’accueille comme un cadeau l’heureux détour qui m’a conduit devant un chevalet.

D’abord l’acrylique, sorte de passage obligé, plusieurs portraits de parents et personnages imaginés, puis un désir irrésistible d’exprimer l’inexprimable et divine lumière. Aussi bien la lumière mouillée dans les vallées ruisselantes quand il vient de pleuvoir, que la lumière du jour tout éparpillée derrière la forêt.

Toute jeune j’adorais dessiner, je dessine encore avec un engouement fébrile, et je suis constamment à la recherche d’un nouveau sujet. Ce sont mes paysages intérieurs...